La rue est vide
La voie est libre.
La chaleur tourne
Dans son verre
La fusion
De spectres liquides
Et transparents,
Qui gondolent
Lévitent
À la surface
Du revêtement
Noir,
De chaque baie
De chaque fenêtre
Qui bée
Sur la rue,
Par le menu,
L’odeur,
L’intime
Du marché aux épices
Caravansérail
Au carvi
Ici,
Là, le mélange
Des racines,
La livèche
La langue,
Le stambouliote
De la cardamome
Relire,
Par le nez,
L’Orient,
Et la mélodie
De Théophile
Gautier
L’odeur du café
Fait son dessin animé
Un serpentin qui
Titille
Une narine
Qui ouvre
Un œil
Et s’étire,
”Petit-déjeuner”
Tressé à celui
Des lys, le sillage du café
Noir et blanc, damier
Calice des lys
Blancs ouverts sur la nuit, sans
Les voir, l’odeur, phare