ce que vos yeux vairons

Mois : juillet, 2022

Bifteck dans le gazon

Hier bleu cru Klein
Aujourd’hui saignant. Demain,
Sera cuit à point

Gravité

Marcher, le plancher
Marin craque, sec, scaphandre
Sur le dos. Pas d’eau

Le feu au lac

Rien ne ralentit son pas

Midi est un hôte
À la ponctualité
De roi. L’heure est là

Cour des miracles

Bille nerveuse de mie de pain bis
Gouvernail rouillé sautillant sur la ligne de vie
De la rambarde argentée
Petits coups de sifflet flûtés,
Voilà mon Nachtigall
Mais, ni rossignol, ni alouette,
Vérone envolée avec l’oiseau rêvé,
Reste le chant
Perles
Baroques
Brillantes de rosée.
Serins
Mandarins du bout du monde encagés,
Perfection du ramage.
Mon oiseau
Du matin,
Sorti de sa forêt,
Soleil levant
Et Jeeves,
En auditeurs libres,
A un nom,
Qui s’épèle
À sa façon
Piit-piit,
Pour le lire,
Suivre la partition
Tout est dit
Sur ses papiers
À musique,
Nul autre barreau
Que l’ombre
Portée
Des sapins
Qui les rythment
D’un pas régulier,
Pour faire
Bonne mesure

14 juillet, ici et là

Commémore les morts
De la Grande Inondation,
La Révolution
Mais la Terre tremble
Encore
L’ai-je sentie ?
Séisme,
Un après-midi tranquille
En Forêt  Noire,
09/07/2022

Edouard et Oncle Vania

Adaptable Jeeves
Bras, en veux-tu, en voilà
Qui font, et viennent, mille
Choses à la fois
Cro-Magnon
Plasticité.
Je fais la vaisselle,
L’esprit ailleurs,
L’émission sur le cosmos,
Nous sommes dimanche.
Je frotte, répète
Encelade
Tache de marmelade
Jeeves est un pionnier
Je ne fais que parler

Oiseau au verre

Jpeg

École, élémentaire

Tu écris. Le monde,
Aussi. L’exercice conduit
À l’humilité
Être une brique-brin-d’herbe
Posée sur le mur de la
Prairie, un Homme Vert

Carcasse

Combien de temps
Met-il à se décomposer
Après avoir été lu
Le poème
Est-il chair, est-il os