ce que vos yeux vairons

Mois : juillet, 2022

Poussière

Un trait. Clair, et net.
Pinceau plongé dans l’eau, goutte.
Le khôl grise, et coule

Sans aspérité

Sous ses pieds, son ombre.
Il est midi, Jeeves, solaire
Miel, yeux verts, un chat

Poète en toupie

Si tu le lies d’un
Cordon, trompo, le lances. Sort
De son sommeil. Danse

Géranium, couleur feu

Idyllique dirndl
Chromo. Chronos, les fleurs aux
Fenêtres, rouge sang

Poème-tique, chaleur

Inlassablement,
Nous, bêtes harassées, au
Fer fleur-de-lysées

Ma vie de glaçon
S’ébrouant dans le lagon
Vert d’un verre de menthe
Et s’il fond, que mon
Rêve mue, condensation
Sur le gobelet,
Mouche transparente,
Perle posée fraîche sur un
Brin de paille, jeux d’eau

Présence d’esprit

Mouvement au poing.
Cœur qui ouvre, ferme ses doigts
Sa jupe-cloche blanche
Que soulève la respiration
Lente d’un courant
Marin,
Soie,
La méduse.
Et la poésie,
Est-elle
Issue
Du même coupon
Muscle strié
Qui pense
Pour toi,
Et bat
À ton insu

Poème-tique, le corps, la tête

Petit Spatz, tout en
Bec. Gouttière, rambarde, flocon
D’avoine, prestement

On laisse une trace.
Pour le petit oiseau,
Maigre comme un clou.
On le choisit léger,
L’espoir de se l’attacher
Bracelet de plumes
Tièdes,
À la maille large
Au creux du poignet,
Maigre,
’’On dirait qu’il reviendra’’
Disent les enfants, contant
Tant que le flocon d’avoine
Se détachera de la semelle
De la tranche de pain.
Ecrit-on autrement,
On entretient la faim,
Gardien du feu,
Le chemin creux,
Fondrières à mesure,
L’hiver,
D’orties en vagues basses
L’été,
Sur les côtés de la promenade,
La lecture,
À pied humide,
A peine acidulé,
Goutte de groseille,
C’était une framboise.
Quand le jardinier
Le cède,
La cuirasse se fendille,
La politesse,
Aux mains poudrées,
Bouchon brûlé,
À l’artificier

Deux temps, trois mouvements

Sur le tronc
Lié au poteau d’exécution.

La foudre xylophage
Pyrograve Z
Sa marque,
Fleur de lys.

Le sapin s’affaisse

En cascade

Machine à café.
Sablier. En haut, château
D’eau, en bas, cave à
Caoua

Deux temps, trois mouvements

Oignons roses, blancs
Sur la tresse, des doigts d’enfant
Et des mains qui sèchent