ce que vos yeux vairons

Un chat est un chat

La poésie, sans jubé.
Son clergé, réduit
À sa plus simple
Expression,
Le vent nu est l’intercesseur.

Imitation du chant,
Les mouvements du coeur,
Cet oiseau qui bat sous les côtes,
Contamine jusqu’à la main qui écrit
Et tressaute,
Peau à peau,
Passent les mots,
Calque,
Travail de l’esprit
Jusqu’au territoire
Du noyau,
Ce pays à la langue
Sans équivalent
Petite musique
De l’idiosyncrasie,
Qui parfois fait souche,
Parle sans le ricochet
De l’accent,
À celui qui la lit

Nouvelet de juillet, 1

Elle déplace son campement
Le long, sur l’eau
Elle arrange les berges du torrent
Fait son lit le long du lit du Nil
Sous le couvert des arbres,
Elle pousse le ciel,
Bergère de libellules,
Vers le sentier coupant,
Les cailloux acérés
Brillent, silex au soleil,
Ne montent, noirs
Silencieux que les taons
Avides, tes bras nus
Entre le poignet
Et la manche longue,
À la chair tendre,
Le bourrelet,
Poinçonnés,
Leur impôt,
À la tête du client,
Du sang neuf,
Ta main gauche ne dit rien,
Trop tard,
Le flabellum
Des doigts
S’éparpille
Sur le vide

Sens unique

Lys de l’ombre lys
Dans la lumière, la Terre tourne
Histoire linéaire