Contours
Sur un tas de sel
Quelques grains de poivre gris
Blanc à l’ombre,
L’edelweiss
Sur un tas de sel
Quelques grains de poivre gris
Blanc à l’ombre,
L’edelweiss
Le feu
A chassé
La guerre
A chassé
Le virus
Rétrogradation
Des plaies
Dans les bas-fonds
De la mémoire
Les nouvelles sont toujours fraîches,
Et passent,
En carrousel,
Godets d’une noria,
Jusqu’à l’épuisement
On ne sent plus le sel sur le sang
À ciel ouvert
L’anesthésie des sens
Carnaval des animaux
Le plus constant
En parallèle du sentier
Au soleil
Le bruit de planche à savon
Sur les cailloux inlassablement
Le torrent,
Son linge d’herbes rincé,
Les Tabacs d’Espagne
En pluie orangée
Sur les mange-debout
Capitules des chardons violets
À hauteur d’homme
La patrouille de la libellule
Affûtée
Bleu, noir et verre
Les gouttes de sang
De nain de jardin
Sont fraises des bois
Entre les doigts
Rosis d’une souris
Soeur-portière
Dès l’orée
La petite belette
Bondissant
Ses 8 à demi,
Une vague brune
Et plastron blanc
Bifurque
Salut silencieux
De l’écume,