ce que vos yeux vairons

Place de parking

Les corbeilles d’or
Les corbeilles d’argent
Se poussent
Au fond des jardins
Du Nord
Les lauriers roses
Vont les coloniser
Cro-Magnon.
Néandertal
Acculé
Contre le buis
Qui a tout perdu,
Ses feuilles en petites oreilles de souris
Son odeur amère sous la pluie,
Gardien je suis d’une porte
Ni ouverte
Ni fermée
Jusqu’au souvenir
De ce qui a été,
Qui sèche,
Au jeu des chaises musicales,
S’asseoir par terre

Nouvelet de juillet, 5

(Précédé
De la poussière
Qui constitue août,
Les volets ouverts
La révèlent
Comme un négatif
Mis en lumière,
Il a neigé,
Cet été)

Nul édifice vertigineux,
Tour de guet exagérée.
À chaque maison d’assujettir
La cime de son toit
À la branche la plus basse
D’un séquoia.
Que vue d’artiste du cosmos,
La Terre, moins que poussière,
Grain,
Présente le profil
Le plus lisse de sa sphère,
Écorce imberbe,
Le velouté d’une joue,
Pétale si fin de rose
Qu’en transparence
Une veine bleuit,
Éclat d’une fleur fermée
De myosotis,
Seule trace de pas
Laissée.
Le monde,
À sa place,
Rien,
L’homme
N’en dépasse