ce que vos yeux vairons

Depuis février

Demain, une demie
Année. La guerre n’a pas pris
De vacances d’été

Poème-tique, sang neuf

Les mondes révolus
Ont leur pendant,
Maintenant.
Distribution des couleurs,
Poèmes noirs
Poèmes blancs.

La maison abandonnée,
Devant laquelle je passe,
Hautes herbes qui ont été grasses,
Lorsque je porte
Mon kjökkenmödding
Aux containers de tri,
(Où une abeille
Se sucre sur un trognon de fruit)
Est fenêtres grand ouvertes,
Un chemin a été tracé
Jusqu’à la porte,
Évitant les buissons de rosiers.
La maison va renaître
De la cendre de ses friches,
Un homme a ouvert son établi sur la rue.
Le jardin, figure de proue au radoub

Avant l’orage

Tu peux compter
Les gouttes d’eau à l’oeil nu
Dans le ruisseau

Mise en abyme

L’abîme, l’écran,
Tu regardes, fond de puits noir,
Soylent Green