ce que vos yeux vairons

En septembre, je reparlerai de septembre

Prendre la température de la couleur du gilet des gens

Octobre, vérifier le bon fonctionnement de la machine à fabriquer de la brume, faire les étains de l’étang, souffler dans les bronches des oies qui prennent leurs quartiers, parce qu’ici, l’hiver, c’est l’été, ma bonne dame,

Novembre

Décembre, un virus inédit ? La trève des confiseurs dans les tranchėes, mais sans fruits confits, cédrat, angélique, seule Sophie, quasi Rostopchine, s’en est gobergée au siècle avant-dernier,

Immuable trame, usée jusqu’à la corde,

Un corbeau

Un arbre

Un oiseau

Un poisson-chat dans son bocal le museau collé contre le verre blanc, et qui fait la grève du rond dans l’eau, parce que la burelaine qui tient le blog astique ses poncifs, mois après mois, almanach du moi sempiternel

Janvier, nouveauté, un perce-neige

Dans le dictionnaire, cherche neige

Escroquerie sur la marchandise, dirait Jeeves

Un bocal carré oú carrer le poisson qui me fait la leçon
Parler à un animal de papier
”Oncle Ho va te mâcher”

Sur l’établi

Bombe

Doubler le son
Extirper aux forceps
Du truc, un bonbon

Monnaie refuge

Monde du jour
Dont tu tournes les pages,
Les nouvelles sortent de l’ombre,
Papillon qui étend une aile humide,
Et y retombent,
Sceller comme un tombeau
Celles qui t’éviscèrent,
Te serrent le coeur,
Te nouent l’estomac,
Te coupent les jambes,
À quoi tu sers,
Si tu ne parles pas si fortement
D’une rose
Et de son odeur,
Si tu ne dissipes celle
Du bitume dans les rues
Chauffées à blanc,
À quoi tu sers,
Toi et ton alignement
De mégalithes qui crèvent l’écran,
Trucs tristes,
Deux syllabes.
Toutes les roses
D’Ispahan