ce que vos yeux vairons

Mois : août, 2022

Le I dans Leben

Haushaltskasse

Le petit cochon,
Couenne violette
Oreilles roses
Caisse des dépôts.

Le nourrir d’un cent
Si tu faillis, et craques,
Facilité.

Azur ?” Ach so
Oiseau ?” Ach so
Basho ?

Ne te mire pas dans les yeux du monde entier
Boule à facettes en kimono,
Trouve le chemin de ton reflet dans une seule flaque d’eau,
L’étang est au bout de la rue,
Il est surtout à tes pieds,

Sur le bois rouge du cornouiller
Graver cette spire
En miroir,
Symétrie,
Front à front
Deux cygnes sur l’eau
Simplicité
Ni brume,
Ni burg dans la brume,
Encoche au couteau
Dans le bois virtuel d’un bouleau
Tu dessines la flèche,
Jeeves fait l’archer.

Un cent,
Tu tournes autour
Du pot,
Un coeur,
Un carquois
J pour Guillaume Tell
A pour ta pomme,
En couronne,
Un mot
Du I et de Leben,
La somme

Le I de Leben

Écrire sur la brume
Sur un moulin à légumes
Qu’il en soit ainsi
Ta scie,
Gimmick,
Tu es une femme
De l’intérieur,
Qui fait le ménage,
Ta muleta,
Une peau de chamois,
D’un rose vanille-fraise
Ton Graal,
La formule idéale
Pour faire les carreaux,
Le verre des demi-lunes
Ouvertes sur la table basse

Le I dans Leben

Chat sur le sofa
Étend ses jambes, l’étang, tour
À tour, la pluie
Le beau temps,
Le poème relâche ses contours
Rigidité du corset,
Dont Jeeves, métal précieux,
Défait le sinueux,
Si noué
Du lacet,
Après la virgule
La voix tonitruante de Roberto Benigni,
Jeeves me fait rire,
Les fanons de baleine,
La voie est libre,
Sur le parquet

Le I dans Leben

Très cher Jeeves, être
Sans étiquette de prix
Monsieur-Le-Monde-Tout

En septembre, je reparlerai de septembre

Prendre la température de la couleur du gilet des gens

Octobre, vérifier le bon fonctionnement de la machine à fabriquer de la brume, faire les étains de l’étang, souffler dans les bronches des oies qui prennent leurs quartiers, parce qu’ici, l’hiver, c’est l’été, ma bonne dame,

Novembre

Décembre, un virus inédit ? La trève des confiseurs dans les tranchėes, mais sans fruits confits, cédrat, angélique, seule Sophie, quasi Rostopchine, s’en est gobergée au siècle avant-dernier,

Immuable trame, usée jusqu’à la corde,

Un corbeau

Un arbre

Un oiseau

Un poisson-chat dans son bocal le museau collé contre le verre blanc, et qui fait la grève du rond dans l’eau, parce que la burelaine qui tient le blog astique ses poncifs, mois après mois, almanach du moi sempiternel

Janvier, nouveauté, un perce-neige

Dans le dictionnaire, cherche neige

Escroquerie sur la marchandise, dirait Jeeves

Un bocal carré oú carrer le poisson qui me fait la leçon
Parler à un animal de papier
”Oncle Ho va te mâcher”

Sur l’établi

Bombe

Doubler le son
Extirper aux forceps
Du truc, un bonbon

Monnaie refuge

Monde du jour
Dont tu tournes les pages,
Les nouvelles sortent de l’ombre,
Papillon qui étend une aile humide,
Et y retombent,
Sceller comme un tombeau
Celles qui t’éviscèrent,
Te serrent le coeur,
Te nouent l’estomac,
Te coupent les jambes,
À quoi tu sers,
Si tu ne parles pas si fortement
D’une rose
Et de son odeur,
Si tu ne dissipes celle
Du bitume dans les rues
Chauffées à blanc,
À quoi tu sers,
Toi et ton alignement
De mégalithes qui crèvent l’écran,
Trucs tristes,
Deux syllabes.
Toutes les roses
D’Ispahan

Boire la tasse

Un grain de café,
Flotte à la surface de l’eau,
Petit coracle
Moulu, le petit
Miracle coule, les grains, un
Par un, dans le filtre

Il y a des fumeurs noirs
Des grands fonds
Qui éclaircissent
Leurs échappées
Vers la surface.
Les rêves contraires
Ont aussi une aube.
Leur substance dense
Et sombre
S’ouvre,
Le poulpe,
Au pinceau
Sur le verre mouvant
De l’eau
Pointille des anémones,
Qui répondent
Aux étoiles
En reflet.
Plonger sa main.
Dans sa coupe
En creux d’huître,
Des gouttelettes
De lait,
D’autres, en ont l’apparence,
Un peu de mer,
Et le ciel, tout entier,
Dans ce petit filet.
Tu pourrais presque
Le toucher,
Tu bouges.
Et le dilue
À moitié

Depuis février

Demain, une demie
Année. La guerre n’a pas pris
De vacances d’été