ce que vos yeux vairons

Mois : août, 2022

Hypnose

Le feu
A chassé
La guerre
A chassé
Le virus
Rétrogradation
Des plaies
Dans les bas-fonds
De la mémoire
Les nouvelles sont toujours fraîches,
Et passent,
En carrousel,
Godets d’une noria,
Jusqu’à l’épuisement
On ne sent plus le sel sur le sang
À ciel ouvert
L’anesthésie des sens

Nouvelet de juillet, 4

Carnaval des animaux
Le plus constant
En parallèle du sentier
Au soleil
Le bruit de planche à savon
Sur les cailloux inlassablement
Le torrent,
Son linge d’herbes rincé,
Les Tabacs d’Espagne
En pluie orangée
Sur les mange-debout
Capitules des chardons violets
À hauteur d’homme
La patrouille de la libellule
Affûtée
Bleu, noir et verre
Les gouttes de sang
De nain de jardin
Sont fraises des bois
Entre les doigts
Rosis d’une souris
Soeur-portière
Dès l’orée
La petite belette
Bondissant
Ses 8 à demi,
Une vague brune
Et plastron blanc
Bifurque
Salut silencieux
De l’écume,

Pris sur le vif

Petite boule d’eau
Aux flocons de neige, Jeeves
Et Oncle Ho

Poésie

Tous les matins
Réapprendre une langue
Endormie. La sienne

Aliment

Le peintre vend une peinture
Le sculpteur vend une sculpture
Le romancier vend un roman
Le poète, vent
”Rien ne doit rester”

Chat échaudé…mon oeil…

Ciré de rosée,
Oncle Ho gommeux heureux
Miaou argentin, pluie

Coeur marshmallow

Crooner à violons
Voix velours soyeux de Lyon
Je sens pousser
Moulin et ses ailes
La corolle d’une jupe,
Que la danse
Gonfle,
Jeeves brosse son tuxedo,
Celui de Oncle Ho

En un mot comme en cent

Jeeves sous ses airs de
Ne pas y toucher caresse
Le chat, nonchalant

Centime

Tout au fond du puits
Que tapissent les mousses
Son or vert, pièce d’eau

Refuges

Beauté d’un calice
De lys, Délices de Tokyo
Jeeves aime Oncle Ho