Quasi modo
6h30,
Le café refroidit
10 heures
Le café, refroidi
La tasse
Ornée d’un cerne terre,
Façon de cadran solaire,
Me donne
Les environs de l’heure,
La cloche
De l’église,
En avance de trois minutes,
Aussi
6h30,
Le café refroidit
10 heures
Le café, refroidi
La tasse
Ornée d’un cerne terre,
Façon de cadran solaire,
Me donne
Les environs de l’heure,
La cloche
De l’église,
En avance de trois minutes,
Aussi
Comme une fable, le seau et la serpillère
Navigation le long du jour sur des hauts-fonds
Damier tremblé de l’ombre et de la lumière.
Dans la pièce de l’Ouest,
Terrier frais, au long boyau
Où le soleil, nuque raide
Se cogne le front
Au linteau,
J’ai mon bol qui brume,
Quiétude du matin
Minutée,
Déjà le tentacule
D’un rayon point, et le
Monde est là,
Un carreau noir,
Les nouvelles au brassard,
Je repasse,
Steamer sur le tee-shirt
Ocre floqué
Authentique Soleil,
Un pli,
Colline d’Apt,
Dehors, le chat
En mandorle
Boit,
Trois, quatre abeilles
En nuée,
Prêtes à
Piquer
Sur les reliefs
De son repas.
Le miel aura
Un goût étrange,
Cette année,
De fleur carnivore,
Dionée
En papillon
Ailes repliées
Feuilles d’arbre
Dans un herbier
Poudreuses,
Couleurs passées
Du dessous
Au-dessus
Celées,
Où retenues
Elles ne chatoient,
Ainsi, la parole
Terne
Du poème,
L’envers de la joie,
Le poète
Sur la roue
Qui l’écartèle,
Et le ramène
En circulant
À son point
Initial,
Glaise humide,
Dont s’extrait
Avec grâce
Baleine,
Après baleine,
Fraicheur d’une fresque
Séchant,
En quart d’ombrelle,
Impression sur soie
D’un motif
Poussin du jour,
Premier cri
Sorti de l’ombre,
Poème étendant
Ses membres
Au soleil
La mer érémitique
Poussée au désert
Lyse
Alice en voile de sel
Sur ses os,
Les mères-fourmis
Au frais,
Troglodytes,
Les cigales
Traînent
Sous le haillon
D’une aile
Au carreau brisé
Un enfant
Creux,
Qui dodeline
Devant la partition,
Nous avons laissé
Entrer le soleil
Dans notre maison,
Jusqu’à la moelle des murs.
Devenir économes
De notre démesure
D’insistant
Présent pesamment,
Ses trop-pleins
À profusion,
Collecteur
De toute verroterie,
Carrelet crevant
Sous le poids
Des images
Chamarrées,
Le poème,
Jeune premier séduisant
Représentant de commerce
De la virtuosité.
Avec le temps,
Dégraisse,
Jette par-dessus bord,
Les figures de proue
Qui alourdissent
La nef d’apparat,
Les dorures,
Relevées,
Ainsi qu’un rideau
Dévoilant la scène,
Juste une voix,
Et l’inexistant.
Sur le parquet,
En paquet,
Sans plus d’homme
Au-dedans
Le costume,
Avec, flottant,
Brume,
Plus léger
Que l’air,
À la fin,
Le poème,
Devenu
Balsa
Oncle Ho
Fait ami-ami avec une mite
Qui lui tond la fourrure
Sur le dos
Précision horlogère
Du tri des déchets
Au cellier s’amoncellent
Les tas de tesselles,
Mosaïque scrupuleusement
Démontée,
En attendant la poubelle,
Une semaine sédimentée
Limon au fond
De la citerne
Les coupelles de plastique
Faisaient des yeux fantastiques
Sur un parterre de villa
Paphos,
Chassées par le vent
Lointain
S’enchâssant
Dans les orbites
De pierre vide
D’un Moai,
La beauté plaquée
D’un or frelaté
Masque mortuaire
Détritus des fous,
Poison à mouette
À poisson,
L’or en plomb
Qui rend
Les petits enfants
Fous,
Trions
Trop.
L’adverbe qui
Émaille,
Onciale enluminée,
Le dire
Des ados.
Il pleut trop
Il soleil, pareil,
L’exacerbation
Des passions premières,
Leur météo,
Sans commune mesure,
Goût de l’inquiétude,
Déjà