Avanie et Framboise
par marronbleu
Feuilleter l’album
À toute vitesse,
De sorte que les silhouettes
Se meuvent,
Dessins animés
Sortis de leur glace,
Du bout de l’ongle,
Couchées,
Elles s’érigent,
Marchent,
Courent,
Les traits s’allongent,
Les yeux démesurés
D’un bébé
S’ajustent
Aux proportions
Du visage,
S’étrécissent
S’enfoncent,
Sable mouvant
De l’architecture
De la figure,
Qui s’effondre,
Doucement.
Un instant de grâce
Souriante,
Le poids des ans,
Sérac d’une ride,
Un sillon méchant,
Quelque chose grince,
Juste avant
Le coup de tonnerre,
Les traits, le teint
Se brouillent,
Le grain de la peau
Est de ce gris d’étain
D’un grain qui gonfle
Sur la mer
De ces cieux
Flamands
Qui vont craquer,
Brasse-Bouillon
Installe
Le taxaudier,
Paule Rezeau
Fait
Son apparition.
Mais tout
Était déjà
En germe,
Avant la chute
Du mur,
Berlin.