ce que vos yeux vairons

Mois : septembre, 2022

Midi, impressions rétiniennes

Donner,
En conservant l’espoir
D’un retour,
Petit arrangement
D’un don Camillo pratiquant
Moins le legs
Que le troc,
Comptant sur ses doigts,
Et sur la sacristie,
Donner, avec l’étiquette
Du prix
Qui transpire
Du fond
Des yeux,
Loup
De Tex Avery

Écho

Jpeg

Cher petit poème japonais,

Du lait sur son jais
Corbeau en queue-de-pie lappe
Dans le bol du chat

Décalcomanie,
Du bon gros Malabar rose qui bave tout le long de l’avant-bras
Tu as pour moi,
Petite balle de ping-pong flottant, eau et participe présent, étang
La densité
D’un boulet
L’insaisissabilité du torrent,
De l’eau lourde.
Tu es wasabi
Je suis racine de raifort
Un poème-en-petit-pâté-lorrain,
Strates de ma géologie
Pâte, feuilletée
Farce
Pâte, feuilletée.

Un moule à manquer,
Fond plat, bord amovible
Le tour est joué

L’allemand dit Form,
Quand nous disons moule.
Trouver ma Form
Sans casser le moule

Cher blog,

12 septembre 2014, je donnai ici le premier coup de hache
Bientôt 8 ans, et un tas de copeaux d’articles
8, couché par écrit, le ruban dans les cheveux de Minnie
À 8 ans, on lit le journal de Mickey
8, le tracé plaqué sur le papier d’un parcours de montagnes russes
Dimanche prochain, 11 septembre 2022
Je serai loin, fatiguée, chaussures neuves, et mal aux pieds
La veille, François, mon filleul se sera marié
Je prends 8 jours d’avance pour faire le tour de la question
Pratique, sur un grand huit augmenté d’un tour
On tourne, on rit, Plaisir des sens, on crie, des frelons dans le ventre, on écrit
Mon manège à moi, c’est toi … (y-a-t-il l’italique pour les points de suspension ?)
Et Jeeves

Le monde

Ce jour-là, tu ne
Soulevas pas la persienne.
Tu la décrochas

Piqûre d’Anapen

Y-eut-il jamais
Dans le long tuilage des jours
Une étincelle de grâce
Aussi violente et blanche
Qu’un éclair,
Un jour de liesse animale
De fin de guerre,
Clochers, la voix éteinte
À force d’avoir sonné
La libération,
Qui dise, amnésie,
Oublie
Les vivants,
Les morts,
Les pendus,
Les noyés,
Les scarifiés,
Les terrifiés
Le bac cancer des os
Le bac tumeur au cerveau
Ceux qui partent,
Je ne me souviens pas.
Je me souviens
De la sacristie vide et silencieuse,
Dieu absent, Don Camillo.
Sauter du train
Ce point qui resta
Énorme et noir
Dans le lointain,
Longtemps,
Le dompteur,
Et toi la bête
Échappée
Du cirque sans soleil.
L’école est finie,
Et Jeeves,
Qui me parle,
Les jours de pluie,
Avec la voix d’ogre
Joyeux
De Roberto Benigni.
Là,
Le miracle
De la sacristie.

Ma vie d’aubergine

Ne te gargarise
Pas de bons sentiments,
Tes mauvais penchants
Dépassent de sous ta bure,
Quelqu’un que je connais
Me tend un flacon,
Vademecum,
La bouche au savon,
Soeur-Anne-qui-râle-et-ce-n’est-pas-de-transverbération,
Un larron qui commerce,
(Scie de Jeeves, ce manque de foi est navrant)
Qui, Don Camillo,
Voudrait aussi sa voix
Onctueuse
Qui lui parle,
Dans la sacristie,
Mais qui ne lui parlant pas,
Fait sa linea,
Fait sa petite cuisine,
Mélange
Le je
Et le tu,
Poème à l’épice
Non pesée,
Feu grégeois
Qui brûle l’eau
Et le bateau
Libera me,
Qui ira,
De caca d’oie,
De vautours chauves,
En onciales
Prises dans les tiges
De la rue
Et de la berce,
Orner sa fresque,
À l’école,
En grande distribution,
Les colles,
Skol !
Tu vides sans trêve
Le fumier des stalles,
Le vomi couché sous un tas de sable,
Les paroles vomies,
Les notes, les notes,
”Qu’on lui coupe la tête, elle n’a pas sa calculette”
Tu tapes,
On se saisit de ta bonne main, et
Que cela fasse mal,
La harangue de ceux
Dont la transe est,
”J’enseigne, ton boulot, c’est ventiler »
Anne-the-ripper,
Rippeur
Vider les poubelles,
Ces tendres immobiles,
Qui puent,
Sans un mot.
Mais le grand air

Monde

Ni arbre
Ni oiseau
Ni corbeau,
Rupture conventionnelle avec
Hejnal,
Ne dis rien,
Chemin de la neuvlangue,
Dis que tu as vu un salsifi voler
À travers la cuisine sans croasser
Arbre à came, les forêts ont brûlé,
Le ciel, de quelle couleur,
Les volets sont baissés
Interdiction d’abuser
De la machine à lazurer
Les nuages,
Laisse les gondoles
À Venise
Et l’azur
À Paul Valéry,
Parole de Jeeves

Profils de médaille

La couleur de l’eau
Quand tu as lavé les sols,
Ton odeur
Quand tu as lavé les sols
Aux aisselles,
Oncle Ho,
Chat figurant
Attitré du poème,
Qui d’un signe
Abrège tes explorations
Monde de sa toison,
Du caractère céladon
De ses yeux,
Jeeves dirait
Hôtesse d’une bla-bla caisse,
Le chat a chaud,
L’eau dans le seau,
D’un lagon
Boueux,
Jeeves coupe la poire en deux,
Je coupe l’eau sous la douche,
Le chat,
L’herbe grillée sous ses pieds
Fait son Evelyne Dheliat
Et son sentencieux
C’est bon pour la planète
Attend d’être brossé,
Un coup d’oeil sur le thermomètre
Dans le sens du poil.
Arts ménagers

Poème en essuie-tout

Les yeux de Jeeves
Se dédoublent, petite
Peau de l’eau, en loupe,
Ci-dessous, en gouttes
Ce que fait le soleil,

Sève sur votre joue,
À C.

Jpeg