Oncle Ho
Halète doucement
Dans son sommeil.
La soif
De cette pelure
De peau de souris
Blanche et rose
Sphynx plissé
Nu,
Chaque poil
Pèse
Sous le soleil
D’octobre,
Minuit venu,
Il fait le compte,
Reniement
De sa pelisse
De rêve
Faut-il
Ranger les pièces
De coton,
Avec l’air tiède
Les cris de bords
De mer,
Les lavanderaies
De nuit noire,
Vides,
Les humains
Sont endormis
Dans les mas,
La brise
Tranquille
Sur les colonnes
Au peigne-fin
De hérissons
Cernés
De mauve
Sous la lune,
Au fond des tiroirs ?
Tous ces degrés
De trop
Sur la ligne
De mercure
Qui monte
Vingt degrés
Midi
Exulte
Comme un printemps,
Oubliė
À la fermeture
D’un magasin
De jouets
Bleu, et bouton d’or L’annonce faite aux téléscrutateurs, L’état du ciel, Vers le milieu du jour, Par la dame, Bras en algue Vaguant, Comme les rubans De gracieuses gymnastes, Le soir, Devant la carte météo. La carte des oiseaux Prédit, Venant de l’Ouest, Une fulgurance, Un éclair noir, Aux allures de météore. Du mirage, Quelque chose D’aile, De tête loin du corps, Composition D’hirondelle Éparse, Le beau temps Retient ici Trois fois rien, Tout le reste, Le coeur, Fait son nid Sous les voûtes D’un palais andalous, Franchit L’océan, A déjà Entamé In petto Son voyage d’hiver