ce que vos yeux vairons

Quand la bise fut venue

Oncle Ho
Halète doucement
Dans son sommeil.
La soif
De cette pelure
De peau de souris
Blanche et rose
Sphynx plissé
Nu,
Chaque poil
Pèse
Sous le soleil
D’octobre,
Minuit venu,
Il fait le compte,
Reniement
De sa pelisse
De rêve

31 avril

Faut-il
Ranger les pièces
De coton,
Avec l’air tiède
Les cris de bords
De mer,
Les lavanderaies
De nuit noire,
Vides,
Les humains
Sont endormis
Dans les mas,
La brise
Tranquille
Sur les colonnes
Au peigne-fin
De hérissons
Cernés
De mauve
Sous la lune,
Au fond des tiroirs ?
Tous ces degrés
De trop
Sur la ligne
De mercure
Qui monte
Vingt degrés
Midi
Exulte
Comme un printemps,
Oubliė
À la fermeture
D’un magasin
De jouets

Migration

Bleu, et bouton d’or
L’annonce faite aux téléscrutateurs,
L’état du ciel,
Vers le milieu du jour,
Par la dame,
Bras en algue
Vaguant,
Comme les rubans
De gracieuses gymnastes,
Le soir,
Devant la carte météo.
La carte des oiseaux
Prédit,
Venant de l’Ouest,
Une fulgurance,
Un éclair noir,
Aux allures de météore.
Du mirage,
Quelque chose
D’aile,
De tête loin du corps,
Composition
D’hirondelle
Éparse,
Le beau temps
Retient ici
Trois fois rien,
Tout le reste,
Le coeur,
Fait son nid
Sous les voûtes
D’un palais andalous,
Franchit
L’océan,
A déjà
Entamé
In petto
Son voyage d’hiver

Jpeg