Tu es le laveur
De carreaux.
Dans ta nacelle
Sur le toit
Ce dernier étage,
Le tapis jeté
En frisbee
À l’instant
Sur la tour
Accumulée
Dont on peut
Lire les rinceaux
Boteh,
Ouvert
Au grand jour,
Puis tu donnes
Un cran,
La nacelle descend
À l’étage inférieur,
D’un coup de raclette
En boustrophédon
Silencieux sur le verre
Tu ôtes le blanc d’Espagne
De la poussière,
Tu pourrais descendre
À pic,
Débrayer le couffin
Et racler
Les vitres
Avec un couinement
D’ongles
Sur un tableau noir,
Ou te contenter
De faire le pare-brise
De l’étage avec vue,
En fourrant la poussière
Sous le tapis,
Mais tu lisses,
Comme on lit
Un livre à reculons,
Tu ouvres les pages
D’avant
Tu y mets des traces
De doigts,
Tu dessines,
Tu descends,
Le ciel t’apparaît
Lointain,
Une pièce de monnaie
Il fait beau,
Bleue,
Bordée d’arbres,
Padirac,
Tu essuies
Les pages
Rendues
À la lumière
Se chauffent
Au soleil
Tu feuillettes
Les étages,
Le gratte-ciel
Est vertigineux,
Dans ta nacelle,
Un fauteuil,
Une tasse de thé
Une tasse de café,
Le temps passe,
Un petit brasero
Pour la nuit,
La quatrième
De couverture
Sur les genoux,
Tu voyages,
Encore un carreau
Tourné,
Vers les racines
Des arbres
Qui poussent
Tout en bas,
Tuteurs à haricot
Magique,
Vers la première
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