Le petit, l’art domestique.
Nourrir le chat 1
Le chat 2
Le chat sans nom qui planque dans le jardin, il aimerait bien,
Ce que lui laissent 2, et 1.
Il est tigré timidement.
Les gestes automatiques,
Ne pas ramasser les feuilles d’or à terre, les vers s’y enfouissent, le bec d’un oiseau, l’hiver,
Retrouver la recette d’entre toutes celles qui ira bien quand Isabelle qui sabre les rubans remontera de son Midi, quelque chose à la cannelle, elle qui ne vit maintenant plus que d’anis,
Lisser l’arc des sourcils de Jeeves, d’un doigt humide,
Ne pas penser aux 19 degrés réglementaires
Octobre doré, je jouis de son safran coupable,
Le grand écart entre
Ce qui va mal
Et ce qui ne va pas trop mal,
L’adverbe pèse de tout son poids sur ta nuque,
Suffoque, la tête sous l’eau.
Et au-delà,
Plus haut,
L’air qui te manque
Sors les épaules
Est doux,
Laisse tout ruisseller
Le monde lourd à porter,
Mais ton monde petit,
Tu as un devoir envers lui.
Rends-le plus,
Mouvement de râteau sur le gravier ordonné,
Beau
Oiseau de feu
De conte de fées
Fend l’étoffe noire
De la nuit, là-bas, la guerre
Et ici-bas, plus de lumière.
On compte les grains de blé et les gouttes d’eau
Là-bas, la balle des grains de blé,
On arrache aux poules leurs dents,
Cabinet de curiosités de l’occident,
Tout se vend
Mais surtout pour qu’elles tiennent
Leur rang, le dernier des biffins,
Après les vieux,
Qui n’ont plus un liard rouge
Mais une bouche aux dents blanches lacunaires
Aux pions noirs alternés.
Je traverse la rue étoilée,
Cependant que les lampadaires retiennent
Leur haleine orangée, désormais
Je vais chercher le journal
Le porteur, je le devine à tâtons,
Monde froissé,
Obscur.
Poser un lumignon sur le rebord de la fenêtre, une corne de brume,
Bâillonner les sirènes funestes,
Ôter les pierres,
Aplanir le chemin,
Jusqu’à la boîte aux lettres
