Mais encore

par marronbleu

Oiseau de feu
De conte de fées
Fend l’étoffe noire
De la nuit, là-bas, la guerre
Et ici-bas, plus de lumière.
On compte les grains de blé et les gouttes d’eau
Là-bas, la balle des grains de blé,
On arrache aux poules leurs dents,
Cabinet de curiosités de l’occident,
Tout se vend
Mais surtout pour qu’elles tiennent
Leur rang, le dernier des biffins,
Après les vieux,
Qui n’ont plus un liard rouge
Mais une bouche aux dents blanches lacunaires
Aux pions noirs alternés.
Je traverse la rue étoilée,
Cependant que les lampadaires retiennent
Leur haleine orangée, désormais
Je vais chercher le journal
Le porteur, je le devine à tâtons,
Monde froissé,
Obscur.
Poser un lumignon sur le rebord de la fenêtre, une corne de brume,
Bâillonner les sirènes funestes,
Ôter les pierres,
Aplanir le chemin,
Jusqu’à la boîte aux lettres

Jpeg