Automne

On a changé de lumière
Décalée
Le calendrier a des mouvements
De balancier,
De ressac,
Vague de l’été,
Aux accents roux,
Calciné.
On se souvient des jardins de pierre
Aux racines dures et grosses
Comme des fers tors
À bétonner,
L’envers de la paume
Douce, et rose,
La mantille bleuie
Couchée en ronde-bosse
Sur les veines du dessus.
Sous les feuilles d’or
De l’arbre à coing tombées
Avec la parcimonie d’un goutte à goutte,
L’herbe verdit sortie
De sa dormition
De son état poudreux
Des Raisins de la Colère
Désertique,
Terre et os,
Une mine à ciel ouvert
Vert,
Veine de plantain
De pâquerettes retardataires,
D’huîtres perlières.
D’où crois-tu
Que vient
Toute cette rosée