De loin,
Paresseux,
Sans cligner des yeux,
Jusqu’à la fente percée,
De l’oeil de chat,
Les vignes,
En rang de plaqueminiers.
Ces taches à la découpe ronde,
Stylisée, aux doigts coupés,
Une feuille laquée de pinot gris,
Le feu aux joues,
Un kakémono déroulé
Depuis le haut de la colline,
Avec un reste de brume sortie
Comme un trésor de dessous le manteau
Les géraniums aux fenêtres
Chassent de l’odeur amère de leurs feuilles
Des moustiques tigres
Au pelage rayé,
La sonnette du crotale
Les vents de poussière
Qui chaulent
Les cursives des colombages,
Quelque chose
Du monde des couleurs
Se dilue,
L’autre face
De l’hémisphère,
De la saveur
Inusitée
Du fruit.
J’entends-j’attends le clic
De la chaudière
Qui se met en route
Et s’éteint,
L’ennui
Le temps pour elle de faire une toilette de chat
Depuis le demi d’une année
Puis retombe dans son sommeil,
Le soleil est là