ce que vos yeux vairons

Le vent dans le dos

Midi samedi

Le mur constellé
L’ingrain à la saumure
Lapis-lazulé.

Le store vénitien,
Qui ne tient plus que
Par un tendon,
D’un côté.
La maquette du voilier,
Le cordon du volet.
Il va faire nuit,
Tout est en place,
Le pot de sel
Sur le rebord.
Je tire sur le cordon qui décroche le store à moitié qui choit sur le mât de beaupré qui pousse le pot par-dessus bord
Rubson Pollock sur le papier
Obao sur le parquet,
Bleu.

Sous-jacent

Poisson des profondeurs
Dont on voit battre tous les organes
Du coeur
Luminescence
Dans la plus-qu’obscurité
De la couleur du sang
Limule, bleu, échouée,
Encre épaisse de la nuit
Fait le velours de l’écrin
Au joyau facetté,
Lanterne sur le front,
Immobile,
Les yeux plus gros
Que le ventre
Gonflé.

Limpidité du discours,
Deux taurillons en récréation,
”Ça ne te regarde pas”
L’antique ”Pousse-toi, ton père n’est pas vitrier”

L’heure sombre sur sombre
Semblable au fond d’un jour de novembre,
Passée la pluie qui diffracte le soleil en suspension

Monde d’hier
Supposé n’avoir pas varié aujourd’hui,
A dit,
Trouver l’entrefilet,
Remonter du carrelet,
Du diatrème,
Le poisson à prix d’or,
Dans son écrin de cristal de roche,
Aussi dur que la pierre
… dans certains supermarchés de Lisbonne ou de Porto, des boîtes de thon à 1,79 euro sont désormais  vendues enserrées dans des coffrets plastiques antivol.”

Cœur serré de Santiago,
Qui dort en fin de compte