ce que vos yeux vairons

Cloisons

Construire une bouteille
De papier si fin,
Sulfurisé poncé jusqu’à l’usure,
Sucre filé, tour de confiseur
Qu’un papillon qui se serait par
Le goulot introduit,
Pour y jouer les goélettes d’un jour,
D’un battement d’aile débile,
Et ressort de la trompe
En infime trompette de Jéricho
Ferait fondre les armures
Les plus opaques
De la trame,
Jusqu’au cœur enchevêtré
Des murs,
Le jardin est là,
La mer retirée
Dans ses appartements,
Grande Illusion
Le printemps,
Hors la citadelle,
Plus loin.
La ligne des sapins

Midi solaire

Vigne rouge à l’eau
Écarlate, son corail blanc.
Les pluies sont acides
La neige, décimée

Hi Paddy

Cultiver un coin
De bruyère, que Jeeves s’y roule
Se relève, Tweed

Sur l’autre rive de la rue

Le pied de vigne vierge
Sur le pignon
Marée montante
D’une fumée sans feu
Dont les fruits
Résident dans le Cordoue
Des feuilles bourgogne.
Il part des fondations,
Puis scinde son brasier
Arrivé à la fenêtre
En deux bras,
Mer Rouge
Au miracle
Suspendu,
Le temps
Que durera l’automne,
Langue de Graoully
Lance-flamme,
Pas une trace de suie
Sur le crépi,
Les dragons ne carburent plus
Au charbon,
La fenêtre s’ouvre
Renvoie un rai de soleil
En ace
Vers ici,
Éblouie.
Un nuage
De passage
Éteint l’incendie