La rencontre

par marronbleu

Papier glacé,
Qui renvoie le regard,
Fronton de jaï-alaï martelé,
Mais que rien n’entame,
Une paire de crampons
Ne le rayera.
Illustrations hiératiques,
Bloc de marbre exsangue,
Nulle veine n’y bat sous la surface,
Même grise,
Carrare  gâté d’une varice
Lecture en billes de mercure,
Qui se disperse,
Et roule jusqu’aux bords
De la page,
Porte close.

Petit gâteau sablé
D’une conversation,
Qui absorbe tout du café,
Sa chaleur
Son goût
Ses bons mots,
Qui capte l’air tiède
Et doux à la bouche.
Nouvelles à siroter,
Ces choses en plan-relief
Qui apparaissent
Disparaissent
Au gré du courant,
Tout est terre meuble
Tout est pénétrant,
Joyeuse osmose,
Les rôles roulent,
La parole,
Est une membrane
À la gaze si fine,
Miroir au tain diaphane
Qu’il laisse sa chance
À celui qui parle
D’atteindre,
Sans ricocher sur soi,
L’ombre de l’autre
Celée derrière
L’ovale de
La psychée