ce que vos yeux vairons

Tout le monde comprend

Ni écrite,
Ni parlée,
Le silence,
Langue partagée
Du berceau,
De la chasse des grands animaux
Courant, sceau-cylindre immobile
Sous les abris sous roche,
Juste avant que l’enfant
Qui bouge dans son sommeil
Ne crie,
Pas un bruissement de feuilles,
Un craquement de branche sèche,
Le pied chaussé de peau
Est sans existence
Pour l’antilope,
Ni son, ni bruit,
Ses drêches,
La main qui cesse son mouvement
De balancier sur la nacelle
Donne la parole
Au petit
Balbutiements

Côté fenêtre

L’orientation
Du siège,
Dans le train,
Selon que le paysage,
Et le voyageur
Inéluctablement
S’éloignent,
Pâte qui s’étire,
Ou se coursent,
Lévrier à l’appât
Mécanique,
Autour de l’anneau,
Sans début,
Ni fin,
Trahit l’essence,
Le sens accordé
Par le déplacé
À son voyage

Deux orantes

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