Sous cape
Jeeves
À la recherche de sa poche intérieure,
Fait les poches des parois,
Dextre et sénestre
De sa veste,
Envolée,
Le besoin d’y glisser
Son viatique du matin
A cousu
L’ustensile désiré
À gros points,
Le souvenir créé
À l’instant,
La main tâtonne,
Montre le rectangle plus clair,
Comme ceux des fondations de ces latifundia
Disparus dans les champs de blé
Dont on aperçoit le rectiligne
Au moment des andains,
Si l’on prend place
Dans l’osier de la corbeille
D’un ballon,
Par temps calme,
Et clair.
Un ange passe…
Dans la rue,
Au bout de la longe
Qu’étire la course dynamique
D’un granite gris,
La dame au husky
Vole derrière
Son chien,
Les feuilles en assiettes
À dessert
Des platanes
Sur la place
De la poste.
Le vent.
Le jardin est plein
Des ailes de Jeeves
Qui sèchent,
Sur le fil,
Lessive d’ange
De mauvaise foi
En quête d’une poche
Qui n’existe pas.





