ce que vos yeux vairons

02/12/2022, vers la nuit

S’il s’ébrouait,
Le petit chien étain
Des Arnolfini.
Le tableau tremblerait
C’est certain,
Mais le petit chien.
Est-il dans de l’ambre gris pris,
Ou poussière de neige,
Aux pieds
Des Arnolfini

02/12/2022, vers le soir

Le coeur sans cœur.
Ces jours où je suis membre
De sa famille,
Ces jours de fugue
De fuite par une fente
Changer son naturel

02/12/2022

Ils ont leurs truchements,
Message de papier cuit avec le Fortune Cookie,
Celui plié sous la papillote aluminisée de Noël,
Messe de Minuit,
Les Dieux.
Je dépiaute les chocolats,
À la recherche
De l’éclat de voix
Adéquat.
Il serait plus simple
De se taire,
Et d’écouter.
Je fais pourtant le tour
De la pupille
En miroir de sorcière
D’Oncle Ho
Qui passe entre les pieds
Des Arnolfini,
Et agace
Le chien gris
Figé près
De la socque de bois.
Écouter la voix du vent
Sans en saisir tout
La voix du vivant,
Le chat miaule derrière
Le double vitrage,
Il faut le voir pour le croire,
Dire bonjour aux morts depuis longtemps,
Tu les entends,
À ceux partis
Hier,
Dont la parole,
En réverbération
N’a pas fini de résonner,
Peinture fraîche,
Jeanne de Jeeves,
Qui lentement
Sèche

Midi poésie

Donner à manger
Aux chats. Définir ce qui
M’échappe attendra

02/12/2022

Dilater chaque minute
Et en faire un jour de fête,
Allumer le lampion d’une parole belle
Pour nos aimés,
Jeeves.
Inscrire la formule
Dans le marbre
De la paume
De la main,
À côté de la ligne
De vie,
Il ne faut pas l’oublier