10/12/2022

par marronbleu

Fable du petit taurillon qui court à tort et et à travers.

Mais posons le décor.
L’arène est vide, mais seul le spectateur le sait.
Une muleta rose et noire, accessoire
Une main, sur le starter, sur la machina, bouton colère
La voilà, la ci-dessus citée
Qui comme ces automates de chantier
Agitant leur fanion danger
Déploye, de haut et de bas
Le chiffon de satin.
Pavlov la petite vache y va
Aveuglée,
Mauvais côté du soleil
Sans voir qu’il n’y a pas de toréro au bout du bras
Elle se prend les pieds dans le tapis dans le cordon électrique au bout de la batterie
Tout s’arrête
Elle tourne dans l’ovale de son bocal, pousse de la tête la main-muleta-muette
La perte, Seul au Monde, de Wilson,
Le ballon.
Et maintenant, solo Gilbert Bécaud, que vais-je faire, pense le taurillon
Trouver la porte bleu ciel du fond
Comme dans le Truman Show
Mais ça, c’est une autre affaire