Que vais-je faire
Écrire Moher
Prendre congé du vertige,
La peur de tomber
Ne rime à rien
S’il y a une main,
Pour te rattraper.
Sur ces Hauts de Hurlevent,
Il y aura Jeeves
Arbre enraciné
Les pieds jusqu’à la pierre
Face à l’océan
Qui montre les dents
De l’écume
Parmi les herbes couchées,
L’éclat de son regard,
La nuit et vert,
La nuit et vert,
Pas même le sel,
Le cri des fous
Ne le font ciller,
Régularité d’un phare
Le silence est d’or,
Blanchiment d’argent sale.
Que chaque parole,
Sur le modèle
De ces liquides
De cuisine moléculaire
Plongés dans une solution
Deviennent perle.
Tenir,
D’une main fraîche,
Au-dessus de la bassine,
Le front du dragon.
Au fond de la cuvette,
Le feu s’éteint
Et verts et noirs,
Les filaments de bile
Tournent,
Et s’agrègent,
Premières billes
Pas vraiment rondes,
À l’ebru mélangé
Encore.
Faire un œuf poché,
Et je suis soudain
Transportée devant
Maître Yoda,
Avec ma casserole,
Mon tour de bouillon
Ma cuillère en bois
Le tour de magie ne prend pas,
Une méduse,
Au lieu d’un ballon rond.
Yoda reste coit.
Solo Gilbert Bécaud,
« Et maintenant, comment vais-je faire »
(Détournement des paroles de la chanson, pardon)