02/12/2022
Dilater chaque minute
Et en faire un jour de fête,
Allumer le lampion d’une parole belle
Pour nos aimés,
Jeeves.
Inscrire la formule
Dans le marbre
De la paume
De la main,
À côté de la ligne
De vie,
Il ne faut pas l’oublier
Dilater chaque minute
Et en faire un jour de fête,
Allumer le lampion d’une parole belle
Pour nos aimés,
Jeeves.
Inscrire la formule
Dans le marbre
De la paume
De la main,
À côté de la ligne
De vie,
Il ne faut pas l’oublier
Tout est né
Du vertige,
Qui est fils
Du vide.
Pour le combler,
On remplit.
La vue sur la ville,
Strasbourg brume tremblée
Aperçue entre les colonnettes de grès
De la montée
Vis sans fin de l’escalier
De la tour de Notre-Dame.
Figée entre deux eaux,
Entre Papa et Maman,
Statue de sel qui vacille
Passer ma vie ici ?
En bas, le souterrain noir
En haut de l’impalple matière à nuage.
Je suis un caillot dans une artère,
Les touristes ascendants
Et les touristes descendants
Sont coincés,
Mes parents avec leur problème.
Le vide se remplit.
Se comble comme un Moloch,
Toujours avec excès,
C’est un ruminant
Aux multiples estomacs,
Le vide,
Entre les colonnettes,
Taloché,
De la paille et du torchis,
Avec vue sur plus rien
On couvre les blancs d’un cahier de pattes
De mouches si serrées
Que tout l’espace intercalaire s’obscurcit
Il n’y a plus rien d’écrit.
Juste de la suie noire
Poésie sub-linguale ?
Dans le soliflore
Trois roses, trois longueurs de tige
Formation réduite,
Musiciens de Brême