Les hommes
Penchés
Dans le tableau de Caillebotte
Sur le parquet, copeaux
Chaque jour
Ôté d’un calendrier
Rabot
Passé
Sur l’éphéméride
Jeeves gratte
De minces lames de givre
Sur le pare-brise.
Mon Amour,
Que rien n’entame
Oblitérée
Par un grain de brouillard
Orange lumière avec point noir,
Halo et carie
Le lampadaire
Le soleil
Sème la pagaille,
Le temps de le dire
Creuse la tombe
De la neige
Qui tombe,
Essuie-glace.
Son reste sublime,
Sous la transparence
Du linceul,
Nuage de vapeur
Relique du froid
Une odeur
De fleur fraîche,
Perce-neige
Sur le pas de sa porte.
L’ours qui hiberne
Rêve,
Le long des murs
De la caverne
Le soleil entre,
Bientôt il posera
Un louis d’or
Sur la paupière
De celui qui dort
Un peu moins fort
Chaque jour,
Main douce.
Le réveil sonne,
Drap fleuri
De la prairie,
Qui ondoie
Sous le vent,
Le mois du blanc
Se pousse,
Place
Au printemps
Concomitance
Du soleil et de la neige,
Tombent,
Paillettes dorées.
Le filon fond
Dans la battée
Sur les mains rouges,
L’eau tiédie,
Et l’or
Qui s’évapore
Oublie sur un doigt,
Jaune pâle éphélide
Une éphémère mouche,
Grain de beauté,
Le jour gris, et puis ?
J’appuie sur l’étincelle
Cœur beau de Jeeves,
Soleil
Baignoire.
Antidérapant
Le sillon,
En pas japonais,
Le tapis de six petites coquilles
Constellant le fond,
Assurent le pas,
Plus petite circumdéambulation
Entre les hautes falaises de faïence
De la pièce d’eau,
Cascade sur le corps,
Jusqu’à la plante du pied,
Épanouie.