31/05/2023, pièce d’or
J’attends le coucou.
Entrée libre
Plateau de la main,
Où se pose,
Feuille de ginkgo,
Le cœur
De mon Amour,
J’entends le coucou.
J’attends le coucou.
Entrée libre
Plateau de la main,
Où se pose,
Feuille de ginkgo,
Le cœur
De mon Amour,
J’entends le coucou.
Dans le rang de perles
L’une en écho de l’autre
Une ronde sans fin…
Baroque noir,
Bleu
Fleur d’eau,
Lagon en sa surface,
Lustre de la rose
Loupe de la rosée
Gris perle,
Vies du soleil,
Couleur
De chacune
De ses faces
Pour nos parents
Être à la hauteur
À leurs pieds à genoux
La tête en pommeau de canne
Imperceptible,
Remplie, blanche,
De la chaux de l’été,
La cavité.
Les ombres hivernales
Rendront la vie
Aux rondes-bosses
Aux aspérités
En demi-teinte,
La saison revenue.
À moi,
L’obscurité,
Sous le papier peint,
Les roches
De la face Nord.
Il faudra alors s’accrocher,
Intérieur nuit,
À l’étincelle,
Ligne de vie
Qui luit
Et éclaire,
Petite diffractée
De verre taillé,
Le coeur
De la lanterne,
Amour
La maison dort
Son cœur d’or,
Voile qui gonfle
Sous le nombre,
Ceux sous la main,
Leurs semblables,
Dans un proche lointain,
Y penser et les voilà,
Tapis volant de haute lisse
Qui file à la vitesse
De la lumière colorée
De l’évocation,
Brins, soie et franges
Sont les points serrés
En bouquets,
Le vent du matin les soulève,
Sous les chemises
De ceux qui processionnent
En songe
Sont les vaguelettes
Du cœur qui bat,
Les yeux qui cillent
Dans le soleil levant,
Pointillent l’air transparent,
Lentille d’un phare
Dont le faisceau
Alterne,
Lorsque la dragée rose
De la paupière se relève
Noisette,
Tilleul
Lavande,
Tous les iris
Qui brillent
Comme des calots,
Ceux que j’aime
Sont là,
Leurs regards
Orbes claires
En impression,
Gaze brodée,
Pétales de fleurs
Jouer à la dînette
Au chercheur d’or
D’une grenade ouverte
Sur sa fourrure d’hermine,
Les pépites,
Les petites galettes,
Grains de maïs grenat
Qui réjouissent
Les hôtes imaginaires
Du banquet,
Et dans l’écorce vidée,
À la peau Bourgogne
D’un Cordoue lissé,
Une petite barque
À lancer sur le ruisseau,
Gréee d’une feuille
En doigts de figuier,
Attendre l’après-midi
D’un jour de pluie
On naît
Quand enfin
Le reflet
Coïncide
Avec l’image
Point par point,
Lorsqu’il devient
Impossible
De glisser
L’épaisseur
D’un cheveu
Dans l’interface,
Lorsque
L’extérieur
Est l’intérieur,
Quand coule du cœur
La matière
Dans l’empreinte,
Qu’elle déborde,
Nil et son limon,
Qui unifie le teint,
Et que le tout
Ne forme
Plus qu’un.
Que l’humain
Entre les mains
Soit ce chat
Que l’on caresse
Un pas,
Puis un autre.
Le dessous de la chaussure
Accroche,
Une pierre d’achoppement
Et son haut-fond
Qui affleure à peine
Entre les herbes,
De quoi ne pas
Tomber immédiatement,
Mais orienter
Le regard,
En dehors du sentier
Battu,
Vers les bas-côtés
Où croît
Le candélabre
Des molènes,
Stolperstein