ce que vos yeux vairons

22/05/2023, poème pneumatophore, 96, l’effort

Comme deux et deux
Font quatre après-demain
La guerre est finie.
Les vieux accrochent
Des ex-votos
Dans des temples
À ciel désert,
Gris,
Les pluie de fer
Passées
Sur les champs
Rouillent les blés,
Des arbres en fleurs
Avancent leurs branches
Par l’absence de vitrail
Il reste un fond de feu
Dans le lance-flammes,
Le veilleur de nuit
Allume un réverbère,
Un chien court
Agility,
Sur des cubes
Gris
De béton
Qui n’appartiennent
À aucune maison.
Il y a personne
Ici,
Le chien,
Et le veilleur
De nuit,
Et mercredi,
Le jour ami
Des enfants,
Qui se balancent
Sur des éléphants
À ressorts,
Et couleurs
Sur les aires de jeux,
Cessez le feu,
Donnez en un peu
Au veilleur,
Aux dernières nuits
Avant l’embrasement,
Été

22/05/2023, poème pneumatophore, 95, accotement stabilisé

L’ornière,
Cousue du fil blanc
D’un rang
De pâquerettes,
Afin que
Ne soit gobé
Par le trou,
Par la maigre
Dionée
Du milieu
De la route,
Le pied
Du promeneur.

Fouet,
La queue du chat
Le long de la jambe,
Vison
Peluche de soie
Le maître est le servant
De ce knout,
Toutes griffes,
Escamotées