ce que vos yeux vairons

Mois : Mai, 2023

22/05/2023, poème pneumatophore, 95, accotement stabilisé

L’ornière,
Cousue du fil blanc
D’un rang
De pâquerettes,
Afin que
Ne soit gobé
Par le trou,
Par la maigre
Dionée
Du milieu
De la route,
Le pied
Du promeneur.

Fouet,
La queue du chat
Le long de la jambe,
Vison
Peluche de soie
Le maître est le servant
De ce knout,
Toutes griffes,
Escamotées

21/05/2023, poème pneumatophore, 94, dimanche sur l’eau

Jpeg

Bricollage

21/05/2023, poème pneumatophore, 93, kermesse

Place de la Réunion
Au milieu de la table,
La Forêt Noire,
Autour,
Une Balance
Un Poisson
Un Lion
Un Taureau
Un Gémeau
Au grand jour,
Le lustre allumé
Sur les têtes
Que désaltèrent
La conversation,
Les assiettes
Qui se vident,
Le cœur légers
Et le souffle,
Sur la cire
Qui n’aura pas
Eu le temps
De couler

À Philippe, Jeeves et la mesnie

21/05/2023, poème pneumatophore, 92, fins de l’agitator

Robe  écumante
Quatre cavales tombées
Du ciel,
Alignement zodiacal
Blanc à l’attelage
Fuse autour
De l’anneau.
Bouzkachi,
La dépouille poussiéreuse
De l’agneau
Martelé par
Les gradins enfiévrés,
Les sabots du cheval,
Cette couronne laurée,
Aux feuilles
À l’or vert
Terni,
La sueur au front
Est acide,
La chamade
Fait pencher
Les honneurs.
La foule
Quitte le cirque,
L’amertume,
L’aurige

20/05/2023, poème pneumatophore, 91, la tuile

La rose,
Épépinée,
D’un geste de la plume
Comme l’on fait
À Bar-le-Duc
Des gelées.
Jacques a dit
La rose est lys
Sa jambe,
Tige,
Épilée.
La rose est chat,
Pétale de velours,
Griffe rétractile

Prince
De la famille de Hur,
Et sa mesnie,
En précipité.
Du soleil
Aux souterrains,
Lumière noire
De la déréliction,
L’un rame
Sur sa trirème,
Les autres changent
De peau.
Mais il suffit
D’un peu d’eau
D’écuelle,
De la pluie
Qui ruisselle
Entre les pierres
Et se charge,
Argile rouge,
Des éléments,
Pour que le sens
Des choses
Dévie
Que se ponce
L’épine
Jusqu’à la mue,
Fleur
À la joue
Rosie

19/05/2023, poème pneumatophore, 90, évident

Jpeg

Bricollage

18/05/2023, poème pneumatophore, 89, « L’amie des jardins »

Les pivoines
Usent un temps considérable
À s’installer,
Maman est experte
En la matière.
Je les imagine,
Endurantes,
Se tourner
Trois ans
Les pouces,
Comme un chat
Dans son panier,
Avant
De prendre
Leur essor,
Mais alors,
En fabulette,
Leur parfum
N’a d’égal
Que le maintien.
L’impatience
Me lie à cette fusée,
Étoile Mystérieuse
Amaryllis,
Mais là encore,
J’ai mon Maître,
Résister,
Le corps enchaîné
À un mât,
À la tentation
Du plein soleil,
La fleur a besoin
De lumière
Et de fraîcheur,
Mes hampes ont filé
Verre fragile
Se sont brisées
Sous le poids
Du papier de soie
Des calices,
L’amaryllis
De Maman,
Tronc au dos droit,
Campanes
Qui feraient de l’ombre
À celles
D’un datura

18/05/2023, poème pneumatophore, 89, échange des prénoms

Au frontispice
Du temple,
À un dieu inconnu,
Étranger,
En cette contrée,
Viens avec tes meubles,
La branche basse
De pommier
Où asseoir
Ton enfant,
Plante ta tente
Dans le pré,
Tu ne seras pas perdu

17/05/2023, poème pneumatophore, 88, Augenblick

Jpeg

Bricollage

17/05/2023, poème pneumatophore, 87, à Paphos

Site des mosaïques
Le guide verse un seau d’eau
Sur les tesselles
Elles reviennent de loin,
Roses de Jéricho