04/05/2023, poème pneumatophore, 46, un bourdon
Cargo mixte
Chargé de pollen, de son
Bourdonnement
Cargo mixte
Chargé de pollen, de son
Bourdonnement
Radiateur tiède
Est le soleil courtelle sur
Le berceau de mai
Une tondeuse désaccordée ?
Un bourdon lui donne le la
Sur la feuille de la tulipe,
Une fibule à l’épaule
Est la coquille de l’escargot
Immobile
Dans le flacon,
L’abstraction,
Tous les éléments
De l’herbe,
En aura,
Un parfum
De corde gréée
De blanc,
Un drap humide
Encense
Le jardin
Le soleil au pied
De l’arbre à mirabelles
Se défait de l’ombre
À mesure bientôt
Midi que je progresse,
Arbuste
Les pieds dans l’eau
Turquoise des herbes,
Section carrée
Des tiges d’orties blanches
Velues
Ours que je caresse
Sur la banquise
Menthe à l’eau
J’ai soif,
Soleil
Entourer le cadeau
De mille précautions,
D’un tour de papier
Coloré,
Une prairie vert Eire
J’y mets tout mon cœur,
Une primevère prise
Sous le ruban
Que je desserre,
J’attends demain,
Orée de la forêt,
Je poserai l’objet
De mes soins
À l’attention
Du seul Sylvain
De ces bois,
Roi du jour,
Amour
Il est au milieu
Du jardin le dernier à
Fleurir l’arbre à coings
Un grand rosier
Dont les fleurs se déferont
Avant juin
Elles ne sont pas
Encore, ni octobre
Et son or. Printemps
Printemps, printemps
Oncle Ho gambade
Se trompe d’herbe à chat, mâche
De la ciboulette,
Le jardin
Est en cheveux désordonnés
Comme une tête
Qui vient de se réveiller,
Une tulipe rouge
Une tulipe jaune
Trois quatre boutons de rose
Sur la branche basse
Du cognassier
En rang d’oisillons prêts
À éclore
L’herbe pousse stalagmite
D’un pas de sénateur speedé
Il pleut, il ne pleut pas, chaud,
Le jardin, une casserole de lait
Sur le feu,
Le salon abandonné
Aux ados
Le temps de deux nuits,
Les parents ont
Quitté les parties communes,
Vert, blanc, la vie,
Tout déborde
Du récipient
Oncle Ho gambade
Tout est au cordeau
Chez Monsieur May.
Sa pomme épluchée
Au couteau
D’un seul trait,
Vis sans fin ,
Comme ce zeste de citron
Qui tourne sur lui,
Still life,
Dans un tableau hollandais,
Dans Une Belle Fin