Tout est parfait.
Midi n’a pas encore tassé les couleurs,
La tête blême rentrée dans les épaules,
Tout se déploye,
Le silence n’a pas cette qualité
Des heures chaudes vides, dérangeante,
Un oiseau répond à une lointaine auto,
La radio est calme, cube
Sur l’étagère,
Un banc de martinets lancé
Comme des boomerangs
Faucille le vide,
La guerre est à main droite
Si je fixe le Nord,
Je secoue la tête,
Cheval qui s’ébroue,
Et l’oracle brouille
Dans la coupe
D’eau
Les filaments
Grouillant de la vision,
Le chemin le long de la poutre étroite plantée de fleurs,
Louvoyer, un pied dans le vide
Les bras en balancier
Ce trait mince,
Et le diptyque du vertige,
Les embûches,
Et leurs contraires,
Moins lourd,
Le cœur,
Jeeves
Me replace
D’équerre