Peu à peu
Dans le murmure ambiant,
Elles mêlent
En un art nouveau,
La tige
De leur prénom
Aux frises d’acanthe,
Mauvaises herbes,
Qui portent
Épinglée sur le coeur,
À la place,
Fleur de lys
La flétrissure,
La broche,
Au délicat
Cloisonné,
S’y pencher
Et lire
Sang mêlé,
Adventice
La façade
De la maison d’en face
Verte vigoureuse
Des écailles tuilées
De la vigne
Qui monte
Jusqu’au toit
Et croise ses sarments
Autour de la gaze,
Rideau de la fenêtre,
Haut-fond
Qui affleure,
Sur la mer étale,
Émeraude
Du lagon,
À la verticale.
L’envers du décor,
L’hiver.
Le mur,
Innervé
De branches mortes
En réseau,
Filigrane,
Encre de Chine
De l’angiographie.
Atteindre,
Veronese
L’été
Tôle ondulée
De l’air chaud, comme regarder
Sous l’eau, verre liquide
L’amour est visage
De la connaissance.
Sans ce préalable,
Rien d’autre,
Que le plat
D’une nuque
Sans un mot de trop
Sa langue en noirs et blancs
Gilbert Garcin
Il n’a rien d’autre,
Nara ferme les fenêtres
Mère les rouvre
Il offre des chats
Qu’il met au placard,
Il rempaille
La face des chaises,
Fracasse la prise d’image,
Nara chemine,
Bât,
Une casserole émaillée
D’un motif de fleurs rouges
Pendue à un fin matelas roulé
Bat sur sa cheville,
La route en faux-plat long
Monte dans la campagne,
Devant lui,
Mère,
Vieille à parapluie en makhila,
Elle montre le sillon