Ça te regarde,
Le soleil en face.
Te reste,
Les yeux pour pleurer
Garder à l’esprit
Ce coin de lavoir
Désert,
Circulation du vent
Et l’eau glacée,
Par tous les temps.
Le dos cassé
Sur le washboard
Où se râpent
Les pensées fangeuses,
Sur l’air lancinant
D’un chant de travail,
Et la limaille noire
Qui vibrille
Dans le bassin
Se charge
De la lavande
Du reflet
D’un rayon
De ciel de juin,
Les mains brûlantes,
Un feu grégeois
A coulé
Du cœur,
Jusqu’aux doigts,
En une paraison
Rouge
Rendue à la transparence,
Verre
Qui tiédit,
Et le calme,
La chamade
Se tait
Il est midi
Et des poussières,
De lumière.
Le bitume frit
Répond
À l’ail et au persil,
Cuisine ouverte
Sur la rue
Le pilleur de tombe
Passe à côté de l’or qui
Dort aux pieds du mort,
Chargé de statuettes,
Oushebtis,
Scarabée
Lapis-lazuli.
Là est l’essentiel
Sans le bruit de la déchirure,
L’embarcation avance son ciseau
Sur le papier de soie
De la surface des eaux,
S’alourdit,
Au fur
Et à mesure,
Sur ses genoux,
Un chien,
Dans sa gueule,
Un chiot,
Un homme
Cabote
Entre les toits
De tuiles rouges,
Son arche miaule,
Quelqu’un se mouche,
Au fond du bateau