14/06/2023, midi éclos
Carnation ambre
De l’ombre au soleil.
Le drap glisse
De la cage,
Les barreaux,
Pétales d’un bouton
De marguerite
S’ouvrent
Rayonnant
Autour
De la réclusion
De l’oiseau
Carnation ambre
De l’ombre au soleil.
Le drap glisse
De la cage,
Les barreaux,
Pétales d’un bouton
De marguerite
S’ouvrent
Rayonnant
Autour
De la réclusion
De l’oiseau
Ils sont trois,
Arbre de Mai
Et ses entrelacs,
Droits issus
Du trottoir
Et de son terreau,
Le lierre sinueux
En ruban
Autour du sapin
Au scolyte brun,
Sa colonne de Trajan.
Entre les deux,
À peine une feuille de papier,
La lumière
Du réverbère
En ciment
Le poteau électrique,
Base du castell
Catalan,
Baguette de mikado
Immobile sous le vent,
La corde d’une veine bat
Sur sa tempe,
Trouble un temps
La composition,
Qui retient sa respiration,
Et reprend la pose
Soif.
Quel ciboire
Ni or, ni rien
N’en chercher d’autre
Que la coupe jointée
Des deux mains,
À la peau fraîche
Suiveur de daim.
Cette neige d’été immobile
Qui ne fond pas,
Tremble dans le sous-bois
Quand tu oses
Un pas,
Fond vers l’ombre
Dans un piétinement
L’hiver
Tu cherches un domino
Sur le plateau blanc
La sente étroite,
Deux pas,
Pour quatre pattes
En mikado,
Le daim,
Parcimonie,
À peine plus
Que rien de lui,
Sur l’étendue
L’avertissant D.L.C.C. n’allume aucun voyant
Le fromage est bleu de nature,
L’heure tourne,
Il ne varie pas
D’un iota,
Marbre aux veines
Lagon profondément,
En cerne
Sur l’octogone
Du logo,
Répétée
Quatre fois,
Comme en écho,
Une mention latine,
Déambulatoire,
J’en fais le tour,
De la pointe
Du couteau
Tout est parfait.
Midi n’a pas encore tassé les couleurs,
La tête blême rentrée dans les épaules,
Tout se déploye,
Le silence n’a pas cette qualité
Des heures chaudes vides, dérangeante,
Un oiseau répond à une lointaine auto,
La radio est calme, cube
Sur l’étagère,
Un banc de martinets lancé
Comme des boomerangs
Faucille le vide,
La guerre est à main droite
Si je fixe le Nord,
Je secoue la tête,
Cheval qui s’ébroue,
Et l’oracle brouille
Dans la coupe
D’eau
Les filaments
Grouillant de la vision,
Le chemin le long de la poutre étroite plantée de fleurs,
Louvoyer, un pied dans le vide
Les bras en balancier
Ce trait mince,
Et le diptyque du vertige,
Les embûches,
Et leurs contraires,
Moins lourd,
Le cœur,
Jeeves
Me replace
D’équerre
Cette poudre noire
Patiente,
Proche
De l’explosion,
Sa matière,
De cernes de bois de rose,
Tapis au boteh réduit
En une fine limaille,
Tapis d’aiguilles de sapin.
Tu n’es pas légiste
Ne regarde pas le détail,
À quoi bon.
Jailliront
Les grandes eaux
De la fontaine
De Neptune et de Poséidon,
Sur le halo du brouillard,
Posé en couronne,
Le mirage
Diffus,
Gouttelettes de lymphe,
Et sang
Sont les éléments
En suspension
De l’image,
Calicot
Du champ de blé
Au galon
De coquelicots