24/07/2023, 17 mois
Dans les dictionnaires
Gommer le mot guerre,
Sur les calendriers
Passer du 23
Au 25 février,
Combler ces lacunes,
Y
Semer du blé,
Un arbre lent
À pousser.
Que rien,
Bon augure,
Ne vienne les contrarier
Dans les dictionnaires
Gommer le mot guerre,
Sur les calendriers
Passer du 23
Au 25 février,
Combler ces lacunes,
Y
Semer du blé,
Un arbre lent
À pousser.
Que rien,
Bon augure,
Ne vienne les contrarier
Le long de la maison
Les bardeaux
En écaille de poisson,
Es war,
Hier,
Maintenant la maison
Est rouge grisant,
Lymphe du pin Douglas
Cirée,
Les rafales du vent,
L’obscurité,
Les ombres plaquées
Des arbres,
Novembre et janvier
Sont au charbon,
Juillet au citron
Éclaircit
Ses soubassements,
Blanchit
La soute.
Les pieds dans
La farine de la sciure,
Nous sommes Pierrot Lunaire
Faisons pousser contre les murs
La vigne vierge des stères frais
Nous bûcheronnons
Empilés en dents de scie,
En rosaces épanouies,
Maçonnerie soigneuse,
Je passe les bûches
Au savoir-faire de Sigrun,
La sève collante coule
Sa térébenthine
Entre les mousses et l’écorce,
Les fondations sentiront
Longtemps le sous-bois,
Avant que ne s’estompe
Ceci,
Air et poussière, de l’atelier,
Lutherie
À quoi bon.
À quoi est bonne
La matière du poème
Si elle n’est sous-tendue,
Peau sur le feu
De la casserole de lait,
Creuse.
Un vêtement inachevé qui vague
Sur un mannequin d’osier,
Une fenêtre,
Ni ouverte, ni fermée,
Jouet du vent
Qui bat le rideau
Se déchire,
Le verre est poussière,
Être cette bête
Qui esquive
Lasso, la bonté
Lassée,
L’animal est bête,
Mais les bolas
Autour de ses pieds,
Afin de l’asseoir,
La main au bout
De l’instrument
A le temps,
Le geste,
Répété
Sans compter,
Bois dur contre
Bois tendre frotté,
Creuset de l’étincelle.
Flotte, le la quoi ?
Je ne me relie plus à ce mot illisible,
Perdu
Le long du sentier,
Les cailloux blancs de la fée
Les chardons défont
L’ourlet de sa traîne,
Déchirent le talon d’Achille
Qui perle, rosée
Rubis sous la mousse
Sigrun écume la gelée,
Schatzkammer
Grenats,
Les fraises des bois
Rangées, le nez
Contre le verre du pot,
Une pincée de sucre cristal
Qui oserait soulever
Le couvercle,
Sa nappe à carreaux
De métal nouée,
Résister à l’appel de Circée,
Ses frères et soeurs susurrent
Mangez-moi, mangez-moi,
Ô délice,
Avaler les perles,
Le fermoir
Et le fil
Du collier
Brindille,
Infime oiseau.
Shakespeare
En Forêt Noire
L’eût-il placé
Dans son herbier,
Entre l’alouette
Et le rossignol,
Mönchgrasmücke,
Wer weiß.
Haute rutilante
Métal laqué,
La fendeuse à bois,
Princesse au Petit Pois,
Erbsenspalter,
Je pose sur le fil
Du rondin
À couper
En 4
Au fer à friser
La vis sans fin
D’un cheveu
De guingois
Dans les miroirs,
De face,
Nous sommes
Le décor
Qui passe,
Lorsque,
D’un pas de côté,
Nous nous effaçons
De la surface,
Y passe,
La liberté
D’un rayon
De l’astre du moment,
Le volètement
D’une mouche,
En coup de vent,
La silhouette découpée
Aux ciseaux,
D’une branche
Théâtre balinais
Silencieux,
Par le triple vitrage,
Entrebaillé,
Un Gimpel,
File,
Ventre rose,
Pétale furtif
Emporté
Avive un instant
Le tain de la glace,
Vers les hauts
De sa pommette,
Et file
Vers le sorbier,
Se repose
Vide,
La psychée
D’entre les lingots de plomb
Fins comme un cheveu,
Du bleu de Chartres,
Un pan du manteau
De la Vierge
Se détache,
Sur la rose vole,
Pose sa rosace
Translucide
Sur la fleur,
Les berce la brise,
Le vitrail ferme,
Nervures de balsa, toile de verre,
Son éventail,
L’invitation
Au papillon
À quitter
La proie pour l’ombre,
Le paradis
Pour l’orée du jour,
Et son taillis
Dans l’eau
Aux mousses,
À la fougère
Trempant son buis
Dans la source,
Le lithiné
Effervescent,
Le souvenir jaillissant
Et le rideau de perles
Où il se suspend,
Et rompt,
Petite gravité,
Vers le territoire
Des aînés,
Saison du bel été