18/08/2023

par marronbleu

Tant de choses
Coulent sous les ponts
En lieu et place de l’eau.
Il faut se rendre à la mer
Pour voir de quelle matière
Sont les rouleaux,
Et ce qui les écume.
Des fortunes
Que le temps polira
Comme ces bouts de bois,
En os ivoire.
Il y a là
Les reflets
De ceux qui se penchent
Sur les parapets,
Une écharpe dénouée
Lors d’un hiver trop doux
Le sarment noueux
D’une main qui hèle
Un bateau,
Des serments,
Des serrements de coeur
Au moment de fermer le petit cadenas,
Qui claque sur le fer de la grille
Et attend,
La rouille des sentiments,
L’effondrement de la passerelle ,
Il y a en miroir
Deux silhouettes unies
Par le front
Dont les contours
Gravent un cœur
Sur l’ombre de la berge
Le jour,
La nuit,
La lune est de retour,
Perle,
Sa lumière
Sur le dessin tremblant
D’un baiser
Tout ne part pas
À vau-l’eau,
Le seul amour en cage,
Rien d’autre qu’un physalis,
Ma main sur le cœur
De Jeeves,
À couper,
Si les doigts
Devaient en figurer
Un début
De barreau