ce que vos yeux vairons

21/08/2023, enfantement

Le petit poème
Est le timbre-poste
De la carte postale,
Ce papillon
Échappé
De la vue avec prairie
Ses ailes dentelées
Tranquilles
S’animent
Dans un bain
De vapeur,
La carte, la nuit
Attend la petite souris
Sa bouche lacunaire
En haut à droite
Est d’une blancheur
De lait,
Elle a le même âge
Que la petite phrase
Enrubannée,
Il fait très beau ici,
Le papillon approuve
D’un battement d’aile,
Des lettres rondes
En rayons de roue
De vélo,
Droite
Et voilée,
O imité
Du soleil,
De cils
Sur la margelle d’un oeil,
Une ligne d’écriture
Fleurie,
Dont rien ne varie,
Avec le temps

21/08/2023, simple

Amour
Toujours,
Ce vers de mirliton
Qui fend le cœur gravé
Sans le briser
Dans l’écorce
De l’arbre,
Et tour de force,
Petite poésie
Du rien,
Et du tout,
Que s’éloigne la parole,
Les failles de la mémoire,
On récite par coeur
Deux notes
De musique,
Leurs initiales

À C.

21/08/2023, dans la cordée

Posé sur son épaule,
Monde.
Amour sans fin
Ne pèse rien,
Légèreté
De qui donne sans compter
Sur le plateau de la balance
N’en remue le fléau
Fétu,
Cependant qu’il remue,
Arrondie,
Ou pointue,
Cette part du jour
De ton cœur,
Et sa voix
Célesta,
Ou cymbales,
De dessus.
Il franchit, solidité,
Prénom d’élection,
Les eaux du gué.
Dans l’ombre
De son bâton de marche,
Il ouvre la voie,
Ajuster son pas

À C.