ce que vos yeux vairons

17/09/2023, maintenant

Bientôt midi,
J’ai oublié le vingt-quatre août
Le dix-huitième décompte
La guerre lointaine
Devient une écharde indurée
Autour de laquelle la peau se referme.
Un Atlante
A tendu son cou puissant
Où poser le papier,
Sa suite à deux chiffres.

Midi,
L’esprit de l’escalier
Te fait chuter
Vers les vivants
Stolperstein

17/09/2023,

Un chien hurle,
Mais sans excès,
À la lune,
Mais elle s’est
Déjà effacée
Devant le jour.
Peut-être
Éprouve-t-il,
Le son de sa voix
Comme un Robinson,
Pour ne pas l’oublier

Le laque
D’une goutte noire,
De nuoc-mam
Odorante,
Sa demi-sphère
Où s’impriment
Les lacets
De patineuse
En reflets
Bronze patiné
D’une mouche
Vert Veronese,
La faim

Quatre coings
Sont tombés,
Précocité

Neuf heures,
Au clocher
Le chien répond
Brève aria

Le monde
À quelques pas
Autour de la maison
Isotherme,
Septembre est doux
Un autour sur le champ,
En épée de Damoclès
Un mulot glane
Les grains noircis,
Par l’ombre