ce que vos yeux vairons

271ème jour de l’an

Pour faire peau neuve
Se savoir lépreux
Tombe, le salpêtre
Ce savoir lépreux
Ombre de salpêtre
Les masques sont
Faits au fur et à mesure,
Tendus sur l’ossature
Du moment,
Comme un calque.
Rien n’échappe,
Ni ombre,
Ni relief
À la hachure
Du crayon gras

28/09/2023, les poulaines attendront

Le cerf
Au pied de biche
Fend et se sert,
L’armure,
La ceinture
Porte du magasin de chaussures
Pour son faon,
Au pied de page menu,
Pantoufle de vair ?
Ça laid !
Sabot ?
Ça plaît
Le cerf tête
Basse
Ne roulant pas carrosse
Se carapate
À toutes jambes,
Le petit sous le bras
Chaussé du fruit
Du larcin aux pieds lacé.
Le petit,
Avec ses gros sabots
Et Père-la-morale sur les bords
Rappelle au cerf
« Tu as franchi le Rubicon »
« Il eût mieux valu régler rubis sur l’ongle »
Son ongulé de père
Retient la leçon
Délace le fils
Replace en rayon
Les deux cartons,
Le rouge au front
Affable,
Mais petit tout de même,
Le faon se démène
Et se déhanche
Prend son père
Sous son aile,
Sport extrême,
Mais l’âge est là,
Avec toute sa souplesse,
Il avance,
« On ne te mettra pas aux fers »
Le père regarde le bout de ses pieds
Ils ne sont pas nickelés.
Ainsi font font font les faons
Faisant la leçon
Le père n’est pas rosse
Et sans se mettre à dos
Son fils à cheval sur les bonnes manières
Se fend d’une bise,
L’installe en haut du garrot,
Au trot,
À la maison.

28/09/2023, après la virgule

Tous les matins
Au puits
Chercher l’eau.
Le sourcier attend
Son heure, fait bonne figure
Le tas de pierres à rogner
La corde,
Le seau
La margelle
Ont été déposés,
La Soif crevasse
Les lèvres
La parole louvoye
Et se coupe
Sur les arêtes
L’impatience
Se frotte les mains,
Les ongles noirs
De terre
Grattent
Au hasard,
Sans lecture
De la carte où s’inscrit
À la demande
La croix
Sur l’île
Au trésor,
Le schéma
De la pelle