22/09/2023, « tu peux te gratter »
Je suis Goliath
Tu es le micro-moustique
Zinzibulant
Bruxisme
Et nuit noire, et nuit blanche
Je suis David
Je suis Goliath
Tu es le micro-moustique
Zinzibulant
Bruxisme
Et nuit noire, et nuit blanche
Je suis David
Odeur de poireau.
Parfum capiteux, muet.
Nature, et culture.
Sa cire
Sur les pores de la peau
Donne l’heur, midi
Monde du jour
Et son horizon.
L’homme qui tient
Son petit-fils
Par la main
Est grand
Sur la photo
Les deux ombres
Sur le mur
De la maison,
Tout petit grand-père,
Et enfant.
La taille de ce géant
Citée
Fait loupe,
La lecture,
Brouillée
Chez le peintre en lettres
Son hésitation,
Le chiffre, obsolète
Sa voiture à bras
Électrique
Ses fruits et légumes,
Exotiques
On croise
Des bananiers
Croissant
Dans les jardins,
Ici,
Le raisin sèche,
Et Smyrne,
Violettes,
Figues,
Et prunes
Au pays du verre,
Le maître est tailleur
De bulles de savon
Un ascenseur de verre
Le long d’une façade
Extérieure,
Semblable
À ces êtres
Des profondeurs
Mer où
Croisent
Des vies,
Tubes de néon
Poisson
Précédé d’une perche
Et de sa lanterne,
Les abysses
Les fonds nocturnes,
Jardin d’hiver
Où prend appui,
Lorsqu’il fait nuit,
La lumière
La tombe
En déshérence de granite noir
Neuve luisante
Sous la pluie,
Les lettres de bronze,
Onyx poli à l’instant,
L’écho des grandes scies
De la marbrerie
Refroidies à l’eau,
Palpable
Dans la tranquillité
De septembre,
Les bougies rouges,
Les fleurs
Acclimatées
Patientent,
Auront-ils,
Encore,
Ici,
Leur saison de pierre,
Les morts.
Leur maison,
Avec plafond
En coque de navire,
Charpente des côtes,
Et lanterne rouge
Est là
Où le brasero
Sur lequel
S’assemblent
Les mains en coupole,
Soufflet de la mémoire,
Est,
N’importe où