ce que vos yeux vairons

02/10/2023, Abbott et Costello

Dans Arle, où sont les Aliscans, pauvre Vincent
N’a jamais eu l’oreille de Paul, sibyllin,
Parole désincarnée, les Marquises sont loin.
Chaque trait du dessin, droit ou bien tors, est pal,
Ce qu’il a de branche nouée sera taillée
Bâton pour se faire battre, il ne comprend rien.
Il ouvre la bouche, et on le dit coassant.
Grenouille verte, il parle de lui, sans l’esquisse
D’un début de pierre de Rosette. Tout est là.
N’ébrécher personne, au clair de la lune, poser
Son carnet, sa parole à elle est d’argent.
La laisser le transcrire, très limpidement.

 

02/10/2023, sur la corde raide

Chant lent scandant le pas, leçon d’équilibre
Cheville en clocher tors, gardienne de la mémoire

02/10/2023, joyeux sparadrap du Capitaine Haddock

Le lundi au soleil. Essaie, lisant la phrase,
De te défaire de l’air sautillé distillé
Par le chanteur. Parole et musique, Patafix

02/10/2023,

Guirlande la glycine, la porte, son caducée
Mauves grappes de cils, longues ombres colchique
L’automne, de ce cadran solaire en colonnes
De Buren ricile le soir rose, et phtisie

02/10/2023, à la vie !

Des tréfonds aux combles, feuille au bout de la branche
Barque-Amour, l’esquif circulant sous sève, Jeeves

02/10/2023, levées les couleurs

Comme un fard à paupière immobile soudain
Vacille, le papillon en un battement d’aile
Démaquille l’oeil endormi qui cille, clin