03/10/2023, déboussolé

Qu’il parle, religieusement cent paires d’yeux l’écoutent.
Rien. Vincent est d’une caste qui rend transparent
Tout ce qu’elle touche, il est verre, grenouille, et homme vert.
Les rares fois où il transparaît, à gros traits
On le lapide, rat, pisse, pauvre frère de Gregor
Samsa. Avec son corbeau, il vole vers le Stryge,
Là-haut, l’air est calme, la vue est belle, pierre, humaine.
Son refuge
Dans Arle, où sont les Aliscans, pauvre Vincent
N’a jamais eu l’oreille de Paul, sibyllin,
Parole désincarnée, les Marquises sont loin.
Chaque trait du dessin, droit ou bien tors, est pal,
Ce qu’il a de branche nouée sera taillée
Bâton pour se faire battre, il ne comprend rien.
Il ouvre la bouche, et on le dit coassant.
Grenouille verte, il parle de lui, sans l’esquisse
D’un début de pierre de Rosette. Tout est là.
N’ébrécher personne, au clair de la lune, poser
Son carnet, sa parole à elle est d’argent.
La laisser le transcrire, très limpidement.
Chant lent scandant le pas, leçon d’équilibre
Cheville en clocher tors, gardienne de la mémoire
Le lundi au soleil. Essaie, lisant la phrase,
De te défaire de l’air sautillé distillé
Par le chanteur. Parole et musique, Patafix
Guirlande la glycine, la porte, son caducée
Mauves grappes de cils, longues ombres colchique
L’automne, de ce cadran solaire en colonnes
De Buren ricile le soir rose, et phtisie
Des tréfonds aux combles, feuille au bout de la branche
Barque-Amour, l’esquif circulant sous sève, Jeeves
Comme un fard à paupière immobile soudain
Vacille, le papillon en un battement d’aile
Démaquille l’oeil endormi qui cille, clin
Au travers des mailles d’un nid, il voit le ciel
Vacuité du conduit, disque de Nebra luit
Entre des bris or, bleus, file lent un nuage,
La nuit, bistre et suie, et dents du ramoneur
Sans un accroc sur les doigts, faisceau vert des tiges
Épépinées à la plume d’oie, roses lisses