09/11/2023, travail

Sa pince à mâchoires dénude le corps simple
Du cœur, deux fils au sang qui circule
Rubis azur, le Nil fécond du delta
L’hiver.
L’animal crétacé retourne léger à l’or lazuli
De la mésange.
Les fors intérieurs chaulés de neige
Perdent leur lustre baroque,
Les tentures de velours, rideaux de scène
Qui occultent le jour,
La tubéreuse sans oxygène,
Fond l’excédent de fard,
Le soleil fait son apparition,
Lumineux ermitage.
D’un geste très doux,
Jeeves fait descendre Oncle Ho
De la table où il se juche,
Une fois, et deux.
Tous les jours, je viens ici,
Sur mon rocher marin.
Les gros porte-containers
Qui montaient leurs murs
Au ras de la côte
Naviguent, points dans le très lointain,
Plus rien n’obturent
Du paysage, l’infime me saute aux yeux
Ce buisson aux nacres
Couvert d’escargots
Bougies en spirale
D’un arbre de Noël
Que le jour qui vient
Si lentement anime,
Les cornes, jouet de la brise,
Comme le corail, du courant.
Sous le marbre,
Les planchers en bois.
Je vais laver les sols