18/11/2023, en soi

Quoi qu’on dise,
Ou comment,
Elle ronge les digues
De la brillante Venise
Qui s’affaisse
Dans la lagune d’une phrase,
Porte au jour
Les pieux de la charpente envasée,
Vert écorché en haillons d’algues,
Vérité.
Aux os creux,
Le refuge dernier
Du flux sans fard,
Rupt de la moelle.
Mirage de l’oasis,
Poésie de soie,
De tapis d’apparat
Qui occultent l’insinuante réalité du sable,
Les météores tombés du ciel,
Peau noire brûlée et cœur pailleté
Que tu t’uses à chercher en retournant le sol,
Sont les vivants que tu croises
Sans les regarder,
Qui croissent parmi les fleurs
Discrètes,
Immarcescibles roses
Aux tiges de grès,
Matière à sanctuaire,
Dont l’encens,
Le nez au calice
Se respire.
Scopie de tes intérieurs
Tu produis de la bile,
Le débit d’un large fleuve,
Tant de pierre,
À laisser se dissoudre,
En cire perdue.
Faire peau neuve
Sur le gabarit,
Colonne
Du mannequin d’osier