ce que vos yeux vairons

20/11/2023, marche

Ai-je emporté assez d’eau
La distance parcourue et ses lacets
Sont sans réponse
La gourde ne garantit rien
Ni le chemin,
Je retourne à la source
Et fais le compte de chaque gorgée qu’il faudra engranger
Pour reprendre la route,
Sans en manquer.
Mais sur le bas côté,
La conque d’une feuille
Le collier bubble d’une toile d’araignée,
Adjoint, le mode d’emploi,
Sommaire,
Le pictogramme craché à l’ocre
La paume en cuillère
Recueille la rosée,
Le chemin est moins aride
Qu’il n’y paraît,
Il spirale,
Adroit
Lorsque la ligne droite
Chasse l’horizon,
Et que tu peines
À demander,
Lorsque tu as soif

20/11/2023, ses sens

Orangé luisant vernies
Feuilles de buis, le lampadaire
De nuit verse sur le buisson
L’éphémère d’un décor
À huit heures, la minuterie
Met fin, quand le jour point
À l’illusion
La guirlande s’éteint,
Le cuivre verdit sorti de l’ombre,
Encensée par la pluie
L’odeur amère échevelée
Loin du cordeau des topiaires,
Verdure de fond de jardin,
Une encoignure qui se calfeutre contre l’hiver,
Étend ses bras,
La découpe d’une porte,
Entre l’inextricable des rameaux,
Un œil de chat il faut,
Pour en distinguer la serrure
Et le linteau
Errant,
L’état d’esprit du chat,
Guetteur-veilleur