22/11/2023, à un poney
N’a su les tendre
Il a mangé ses mains,
Auge du vide.
En clausule d’un cheval d’orgueil,
Mi-faune, mi-raisin.
La membrane est taillée sur mesure,
Respecter la ligne des coutures.
Ne pas enfler
N’a su les tendre
Il a mangé ses mains,
Auge du vide.
En clausule d’un cheval d’orgueil,
Mi-faune, mi-raisin.
La membrane est taillée sur mesure,
Respecter la ligne des coutures.
Ne pas enfler
Parcourir le chemin sans assistance
A son utilité,
Se rendre compte
De la vanité de
Parcourir le chemin sans assistance,
Faite de moulin,
Vent, eau, animaux qui tournent
En rond la roue,
Les ailes, la meule
L’âne braie avec un thé
Les aubes grincent
Les cieux étain et blanc
Soufflent sur la Zélande
Poussière sur le grain,
Plus rien ne distingue
La mêlée
De l’avoine
Et du blé
Entre les paumes
Des deux pierres
Qui les abrasent,
Blancs les lissent
L’obstacle,
Son refus,
Tu contemples le cal qui s’est formé
Au bout du pied tendre,
Le mur est dur,
C’est un mur.
Il peut te grandir,
Allonge qui tu es,
Et te laisse le franchir.
Tu étais lion,
Te voilà cheval
L’hiver au plus froid
Met à nu
L’arbre,
Qui ne frissonne pas.
Couvert de frisons sautillant,
Car j’aperçois l’entrelacs des branches
Où accrocher les mangeoires bruissant
Du mouvement des mésanges,
L’arbre à coing,
Une théière,
Couverte de son molleton
Or azuré,
Ainsi va le feuillage de novembre,
Primesautier.
Rabot,
La saison intempéries
Ponce l’âme
Jusqu’après le noyau,
L’amande au berceau,
Sur laquelle se penche tiède
Le naseau,
En fait fondre la glace,
Discipline son amertume

Bricollage

Bricollage
La table est illuminée
Lustre et cire
Le long des chandeliers
Pas de carreaux à casser,
Le tronc d’un hêtre brûle
La fenêtre est ouverte,
Une main tire une chaise
Et la nuit s’assoit,
La satiété.
Si elle ne sait demander,
Elle remercie,
Pour le repas,
La nappe n’est pas de papier
Ce hanap,
À la transparence rubis
Coupée de sang,
Le graal question
Cette figure en bas-relief
Pierre de soutènement acculée
Contre un pilier
Sur le pas de la porte
Du sanctuaire,
Juste frôlée,
Qui réclame une pièce venant de toi,
La grande question
Il s’étage,
Édification du château de cartes
D’un aqueduc,
Une cordillère,
Une succession de monts M
Que deux lignes enchâssent,
Jusqu’au sommet étréci,
Pyramidion de papier,
Solidité du motif,
Qui se répète,
Et fini,
Un battement de cœur,
Épicentre du tremblement
Qui se propage,
Haché,
Le mouvement,
L’ongle abat
Un carton,
Château en Espagne,
La table est couverte de feuilles mortes,
Dont il ne manque aucun moellon
Ai-je emporté assez d’eau
La distance parcourue et ses lacets
Sont sans réponse
La gourde ne garantit rien
Ni le chemin,
Je retourne à la source
Et fais le compte de chaque gorgée qu’il faudra engranger
Pour reprendre la route,
Sans en manquer.
Mais sur le bas côté,
La conque d’une feuille
Le collier bubble d’une toile d’araignée,
Adjoint, le mode d’emploi,
Sommaire,
Le pictogramme craché à l’ocre
La paume en cuillère
Recueille la rosée,
Le chemin est moins aride
Qu’il n’y paraît,
Il spirale,
Adroit
Lorsque la ligne droite
Chasse l’horizon,
Et que tu peines
À demander,
Lorsque tu as soif