31/01/2024, arcure

Du calendrier l’été est la boursouflure
L’automne des chromos, filet de fumée qui monte
Droit
Noyé sous les flots
Compter les côtes de l’hiver, chat en peau
De lapin famélique
Le printemps lui mange la laine
Sur le dos, épiphanie
Jusqu’au jour où.
La Terre en agneau
Dévorée par les hommes
En pou
Se jettera à l’eau,
Baume sur la piqûre
Le règne animal, qui a l’intelligence
De rester à sa place.
De ne pas singer l’homme
Quasimodo le grand gorille
Ni le regard, ni l’outil dans la main
Ne nous séparent de lui.
La pierre à fusil,
La pioche,
Longer le mur, monde à part
Du paradis perdu
Le singe mange un fruit
Maigrit
Chaque poil gris qui argente son dos,
Répond aux coraux,
Aveuglant
Nous ne voyons plus rien,
Soleil blanc
Elle est limpide et fraîche
Comme la goutte d’eau
Qui n’est plus flocon,
Cette première note de chant d’oiseau
De mésange tiède toute tendue
Vers l’Est levant
Linge de ses ailes ouvertes
Sur le fil des os menus
Bibliothèque bleu et or
Elle sautille comme un minuscule
Chien truffier au pied
De l’arbre à coings,
Tremblement de terre,
Un monticule de terre
De jour en jour
Grandit,
L’hiver de la petite
Taupe-pâquerette
Est fini
Pour Christophe
Chat des neiges, ombre naissante du muscari
